← Accueil Guide Kliv Agency

Refondre son site ou repartir de zéro : comment décider sans perdre ce qui fonctionne

Un repère clair pour décider de la suite de votre projet.

Refondre l'existant ou repartir de zéro ? Les critères de décision, ce qu'il faut conserver (URL, redirections, accès) et quand ne pas toucher à son site.

Refondre un site, c'est le transformer en conservant ce qui marche (adresses, contenus utiles, accès) ; repartir de zéro, c'est le reconstruire entièrement, quitte à tout redéfinir. On refond quand l'existant est une bonne base mais ne répond plus à l'usage. On repart de zéro quand la structure, la technique ou le message sont à reprendre en profondeur. Dans les deux cas, la règle est la même : ne jamais supprimer d'adresses qui apportent des visites sans prévoir de redirection permanente vers leur équivalent.

Refonte, nouveau site, migration : de quoi parle-t-on ?

  • Refonte : on part du site existant. On garde son contenu utile, ses adresses, parfois sa technique, et on modifie ce qui ne fonctionne plus (design, parcours, performance, messages).
  • Nouveau site (repartir de zéro) : on redéfinit l'objectif, la structure et le contenu, puis on reconstruit. Rien n'est repris par défaut.
  • Migration : le déplacement technique d'un site vers une autre plateforme ou un autre domaine. Une refonte comme un nouveau site peuvent impliquer une migration.

Les trois situations partagent le même risque : perdre des visiteurs qui arrivaient par Google parce que les adresses changent. Les parties 4 et 5 s'y consacrent.

Sept questions pour décider

  1. Le site a-t-il un problème de forme ou de fond ? Un design daté se refait en refonte. Un message qui ne correspond plus à votre activité demande de repenser le contenu, donc plutôt un nouveau site.
  2. Y a-t-il des pages qui apportent déjà des visiteurs ou des contacts ? Si oui, ces adresses sont à protéger. Vous les trouvez dans votre outil de statistiques ou dans la Search Console.
  3. La technique est-elle un frein ? Site impossible à modifier sans son créateur, mises à jour impossibles, lenteur persistante : cela pèse vers la reconstruction.
  4. Votre activité a-t-elle changé de direction ? Nouvelle offre, nouveau public, nouvelle zone : le site n'est plus le bon outil, ce n'est pas qu'une question d'apparence.
  5. Avez-vous accès à tout ? Nom de domaine, hébergement, comptes. Sans accès, le projet commence par la récupération de ces éléments.
  6. Les contenus existants sont-ils réutilisables ? Textes justes, photos réelles, références : à garder. Textes génériques ou périmés : à réécrire.
  7. Qu'attendez-vous du site dans l'année qui vient ? Être trouvé, rassurer, convertir en contacts, vendre, gérer une relation client : l'objectif détermine la profondeur du changement.

Lecture rapide : si vous répondez surtout « forme », « contenu réutilisable » et « pages qui fonctionnent » → refonte. Si vous répondez surtout « fond », « technique bloquante » et « activité qui a changé » → nouveau site.

Quand ne PAS refaire son site

Un site neuf ne corrige pas tout. Évitez de refaire si :

  • le problème est l'offre ou la visibilité, pas le site. Un beau site ne remplace ni une offre claire ni une présence locale (fiche Google, avis réels, annuaires) ;
  • quelques correctifs suffisent : une page d'accueil plus claire, un formulaire qui fonctionne, des images allégées ;
  • vous n'avez pas de contenu à y mettre : un site vide ou rempli de généralités ne ramènera personne, qu'il soit neuf ou non ;
  • vous ne savez pas qui s'en occupera ensuite : un site non entretenu vieillit vite, quelle que soit sa qualité de départ ;
  • le site actuel fonctionne et ramène des demandes : le risque de tout casser dépasse l'intérêt d'un changement d'apparence.

Si une simple amélioration suffit, nous vous le dirons plutôt que de proposer une refonte complète.

Ce qu'il faut absolument conserver

Avant de toucher à quoi que ce soit, dressez l'inventaire :

  • Les adresses (URL) des pages qui reçoivent des visites ou des contacts. Elles sont à lister depuis votre outil de statistiques, la Search Console ou le plan du site.
  • Les contenus qui répondent déjà aux questions de vos clients.
  • Le nom de domaine, l'hébergement, les accès aux comptes (messagerie du domaine, outils de statistiques, Search Console).
  • Les mentions légales, les informations d'entreprise, les formulaires de contact et leurs destinataires.
  • Les fichiers originaux : logos, photos, documents.

Les redirections : ce que dit Google

Quand une page change d'adresse, la redirection permanente indique aux visiteurs et aux moteurs où elle se trouve désormais. Google la recommande dans sa documentation :

  • Google recommande « une redirection permanente côté serveur chaque fois que c'est possible » pour une page qui change d'adresse ; les codes 301 et 308 signifient qu'une page a été déplacée définitivement et font apparaître la nouvelle adresse dans les résultats de recherche (documentation Google Search Central, Redirects and Google Search).
  • Pour une migration, Google conseille d'établir une correspondance entre chaque ancienne et chaque nouvelle adresse, en commençant par les adresses importantes, puis de mettre à jour les liens internes et les balises canonical (Site move with URL changes).
  • Ne redirigez pas « de nombreuses anciennes adresses vers une seule page sans rapport » ; limitez les chaînes de redirections ; conservez les redirections « aussi longtemps que possible » (Site move with URL changes).
  • Google indique que les redirections permanentes ne font pas perdre de PageRank, mais prévient qu'il faut s'attendre à des fluctuations temporaires de classement pendant la migration.

Concrètement, ces règles évitent deux erreurs fréquentes : renvoyer toutes les anciennes pages vers l'accueil, et laisser des adresses en erreur 404 alors qu'elles recevaient des visites.

Citations traduites de l'anglais ; les formulations d'origine sont indiquées dans la section Sources.

Une checklist avant et après la mise en ligne

Avant

  • Liste des adresses à conserver, avec leur équivalent sur le nouveau site
  • Sauvegarde complète de l'ancien site et de ses fichiers
  • Accès au domaine, à l'hébergement, à la messagerie, aux statistiques
  • Plan des redirections validé
  • Formulaires de contact testés de bout en bout (réception réelle du message)
  • Nouveau plan du site (sitemap) prêt

Après

  • Les anciennes adresses importantes redirigent bien vers la bonne page
  • Le nouveau plan du site est soumis dans la Search Console
  • Les erreurs d'exploration sont surveillées pendant les semaines qui suivent
  • Les liens internes pointent vers les nouvelles adresses
  • Les statistiques sont comparées aux semaines précédant la mise en ligne

Questions fréquentes

Quelle différence entre refonte et nouveau site ?

Une refonte transforme l'existant en conservant ce qui fonctionne (adresses, contenus utiles). Un nouveau site redéfinit la structure et le contenu depuis le début.

Va-t-on perdre notre référencement en changeant de site ?

Pas nécessairement. Une redirection permanente de chaque ancienne adresse vers son équivalent limite les pertes, mais des variations temporaires de classement sont normales pendant la migration, selon Google.

Faut-il changer de nom de domaine lors d'une refonte ?

Non, sauf raison de fond (changement de marque par exemple). Garder le domaine évite une étape de migration supplémentaire.

Mon ancien prestataire a disparu, puis-je refaire mon site ?

Oui, à condition de récupérer ou reconstituer vos accès (domaine, hébergement). C'est la première étape du projet, avant toute décision de design.

Peut-on refondre un site sans tout arrêter ?

Souvent oui : le nouveau site se construit à côté, puis remplace l'ancien lors d'une bascule préparée, avec redirections.

Parlons de votre projet

Une question sur votre situation ? Écrivez-nous et nous regarderons ce qui convient à votre projet.

Parler de votre projet

Découvrir le studio →